A l’origine, il y ‘eut les conférences TED (Technology, Entertainment and Design), organisées par « the Slapping Foundation », qui ont vu le jour en 1984 aux USA, avec pour objectif de donner une tribune aux « Ideas Worth Spreading » (« idées qui méritent d’être diffusées »)

Pas de but commercial, juste une envie commune d’échanger sur des visions du monde, dans l’espoir de le rendre meilleur, en mettant sous les projecteurs des interventions qui méritent d’être entendues par le plus grand nombre et qui pourraient bouleverser nos quotidiens. De se poser un instant, quelques heures, l’esprit vierge de tous préjugés, pour prendre le temps d’écouter des gens de tous horizons, sur une scène sans artifice.

Le format court et concis voulu par le fondateur, Richard Saul Wurman, devait mettre en valeur les idées, et non le spectacle que donnerait la succession de celles-ci : 18 minutes maximum pour éviter les longs discours, pas de tribune pour un échange direct. Des gens comme Bono, Al Gore ou encore Bill Gates ont suivi le mouvement, mais le principe premier et commun à toutes les conférences TED est simple et essentiel : toute idée peut potentiellement faire évoluer la société, que l’on soit anonyme ou déjà dans la lumière. Chaque parole, chaque vision du monde a le même poids, et c’est bien pour cela que les speakers des conférences ne sont jamais dévoilés avant que vous ne preniez place sur le fauteuil du lieu où elles se tiennent…

Les conférences TED ne sont pas que des « discours » : ils sont des parcours et des idées concrètes, sélectionnés avec soin par des équipes bénévoles qui travaillent durant une année autour d’un thème. Et ne minimisons pas le pouvoir des mots : il en suffit parfois d’un seul à la source d’un profond bouleversement.

Le poids des habitudes, le manque de confiance, la certitude qu’il est impossible de franchir certaines barrières sociales ou culturelles, l’impression que l’on est seul à penser quelque chose : chaque conférence TED peut potentiellement renverser le champ de vos possibles, de façon individuelle, générer ce « pas en avant » que vous hésitiez tant à faire. Et finir par redistribuer les cartes collectivement.